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zondag 29 november 2009

Céline - voyage au bout de la nuit



« Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination. Tout le reste n’est que déception et fatigues. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force.

Il va de la vie à la mort. Hommes, bêtes, villes et choses, tout est imaginé. C’est un roman, rien qu’une histoire fictive. Littré le dit, qui ne se trompe jamais.

Et puis d’abord tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux.

C’est de l’autre côté de la vie. »



« Des mots, il y en a des cachés parmi les autres, comme des cailloux. On les reconnaît pas spécialement et puis les voilà qui font trembler pourtant toute la vie qu’on possède, et tout entière, et dans son faible et dans son fort… C’est la panique alors… Une avalanche… On en reste là comme un pendu, au-dessus des émotions… C’est une tempête qui est arrivée, qui est passée, bien trop forte pour vous, si violente qu’on l’aurait jamais crue possible rien qu’avec des sentiments… Donc on ne se méfie jamais assez des mots, c’est ma conclusion. »


Tekeningen: Jacques Tardi (heeft het boek van Céline voorzien van illustraties)

zaterdag 28 november 2009

Brazil 'It's only a state of mind'





Brazil, where hearts were entertained in June,
We stood beneath an amber moon,
And softly murmured 'Some day soon'
We kissed and clung together,
Then, tomorrow was another day.
The morning found me miles away,
With still a million things to say;
Now, when twilight beams the sky above,
Recalling thrills of our love,
There's one thing I'm certain of,
Return, I will,
To old Brazil.




Deze briljante film van Terry Gilliam uit 1985 heeft na veelvuldige kijksessies zijn plaats verdiend in mijn top vijf van favoriete films. Het is een van de weinige films die je telkens opnieuw kan verrassen en verstomd kan doen staan door zijn genialiteit. Een minitieuze dissectie van onze maatschappij vol barokke bombastiek, humor en gruwel... Verplichte kijkvoer dus. Al raad ik wel aan hem meteen twee keer achter elkaar te zien want de eerste keer dat ik hem zag, kon ik er absoluut geen touw aan vastknopen.



Samenvatting:
In an Orwellian vision of the future, the populace are completely controlled by the state, but technology remains almost as it was in the 1970's. Sam Lowry is a civil servant who one day spots a mistake in one of the pieces of paperwork passing through his office. The mistake leads to the arrest of an entirely innocent man, and although Lowry attempts to correct the error, it just gets bigger and bigger, sucking him in with it.



Quotes:
Sam: My name's Lowry. Sam Lowry. I've been told to report to Mr. Warrenn.
Dawson: Thirtieth floor, sir. You're expected.
Sam: Um... don't you want to search me?
Dawson: No, sir.
Sam: Do you want to see my ID?
Dawson: No need, sir.
Sam: But I could be anybody.
Dawson: No, you couldn't, sir. This is Information Retrieval.



Links:
IMDB
Wikipedia

donderdag 19 november 2009

Plain-Chant - Cocteau



Je n'aime pas dormir quand ta figure habite
La nuit, contre mon cou;
Car je pense à la mort, laquelle vint si vite
Nous endormir beaucoup.

Je mourrai, tu vivras et c'est ce qui m'éveille!
Est-il une autre peur?
Un jour, ne plus entendre auprès de mon oreille
Ton haleine et ton coeur.

Quoi, ce timide oiseau, replié par le songe
Déserterait son nid,
Son nid d'où notre corps à deux tetes s'allonge
Par quatre pieds fini.

Puisse durer toujours une si grande joie
Qui cesse le matin,
Et dont l'ange chargé de construire ma voie,
Allège mon destin.

Léger, je suis léger sous cette tête lourde
Qui semble de mon bloc,
Et reste en mon abri, muette, aveugle, sourde,
Malgré le chant du coq.

Cette tête coupée, allée en d'autres mondes,
Où règne une autre loi,
Plongeant dans le sommeil des racines profondes
Loin de moi, près de moi.

Ah! Je voudrais, gardant ton profil sur ma gorge,
Par ta bouche qui dort
Entendre de tes seins la délicate forge
Souffler jusqu'à ma mort.

Jean Cocteau (1889-1963)

maandag 6 april 2009

Le Pont Mirabeau par Guillaume Apollinaire (1913)



Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passait
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure




hoor het hem voordragen - één van mijn lievelingsgedichten en fudamenteel onvertaalbaar!